Fondements du Monde Contemporain / 6 Milliards d' Humains sur Terre

Blog des classes d'Histoire Géographie des classes de Seconde B et D du lycée Van der Meersch de Roubaix !

VEUILLEZ CONSULTER LA CHARTE AVANT DE LAISSER UN COMMENTAIRE

Pour trouver un message, vous devez naviguer dans les libellés (colonne de gauche), qui sont comme des rubriques correspondant aux thèmes que concerne le message ;

ex : si vous voulez trouver une photo du plafond de la Chapelle Sixtine, vous pouvez cliquer sur "renaissance", sur "christianisme", sur "iconographie" ...

Vous pouvez également consulter les messages par la date à laquelle ils ont été laissés sur le blog (colonne de gauche).

Bon voyage dans l'espace et dans le temps !!!
Affichage des articles dont le libellé est christianisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est christianisme. Afficher tous les articles

Le plafond de la chapelle Sixtine par Michel-Ange


Détail du plafond de la Chapelle Sixtine par Michel-Ange : la Création d'Adam, 1508-1512,
Vatican, Rome

Ici, on observe un détail de la fresque de Michel-Ange, qui a représenté successivement toutes les étapes de la création du monde par Dieu selon les croyances chrétiennes (création de la lumière, de la Terre et du règne animal ...etc.). Il représente ici la création d' Adam, représenté à gauche,premier homme selon les 3 grands monothéismes, par Dieu, représenté à droite, porté par une nuée d'anges.

Dans cette scène extrêmement célèbre, il pose les traits d'un homme qu'il veut idéal. Cependant, à l'époque, cette proximité suggérée entre Dieu et l' Homme, a dérangé nombres de personnes au sein de l' Église chrétienne.

Autres oeuvres de Michel-Ange ...


Pieta de Michel-Ange, 1499, Basilique Saint-Pierre de Rome

Michel-Ange démontre ici sa maîtrise de la sculpture dans le drapé des vêtements de Marie, exercice difficile lorsque l'on sait que cette sculpture a été réalisée dans un bloc de marbre, matériau délicat.

Cours de Transition : 1) L'empire de Constantin


Voici la première carte que nous avions vu en cours : cette suite de carte n'est pas à apprendre ni à rattraper, à dessiner vous-même. Vous devez simplement en prendre connaissance pour être moins perdus. Vous pouvez cliquer sur les images pour les voir en plus grande taille.


Tout d'abord, voici l' Empire romain tel que Constantin nous l'a présenté : c'est un Empire uni, très étendu. Le christianisme s'y est répandu et il deviendra bientôt la religion unique de l' Empire.
Cependant, cet Empire subit des pressions extérieures et de nombreuses tentatives d'invasion, notamment de la part des Wisigoths, des Ostrogoths au Nord, et des Perses à l'Est.
Pour faire face à ces dangers et pour rompre avec le passé païen de Rome, Constantin donne une nouvelle capitale à l' Empire, nommée Constantinople ("la ville de Constantin"), en 326.
Cette "nouvelle Rome" se situe à une endroit stratégique : le détroit du Bosphore, qui permet de contrôler le passage de la Mer Méditerranée à la Mer Noire.

complément d'information

Concernant l'image tirée des homélies de Grégoire de Niziance, une de vos camarades m'a dit qu'elle n'arrivait pas à trouver les informations concernant la date de cette peinture, et que cela ne concordait pas avec les dates de vie et de mort de Grégoire de Niziance.

Alors pour information, Grégoire a bien vécu au IVème siècle. Il est l'auteur des homélies, c'est à dire du texte. Mais l'ouvrage dont a été tiré l'image est une des publications des homélies, qui a eu lieu au IXème siècle. L'image en elle-même date donc du IXème siècle, elle est là pour illustrer et décorer le texte écrit par Grégoire de Niziance au IVème siècle.

Effectivement, j'ai regardé les sources et il est difficile de trouver la date de publication bien dissociée des dates de vie et de mort de Grégoire de Niziance.

Songe de Constantin


"Songe de Constantin à la bataille du Pont Milvius", 879-882, Homélies de Grégoire de Naziance, Bibliothèque Nationale de France.

Cultes orientaux / à mystères




Voici deux illustrations du succès des cultes orientaux, dits cultes à mystères, dans l'Empire romain du IIIème siècle au Vème siècle : de bas en haut, une statue du dieu Mithra sacrifiant le taureau, IIème siècle après J.-C., et une statue de la déesse égyptienne Isis allaitant Horus.

Alexamenos adore son dieu


Graffiti antichrétiens, dessin du IIème siècle, B.N, Paris
Légende : "Alexamenos adore son Dieu"


Voici une des images présentes dans votre DM.

Martyre de Sébastien, évolution d'une icône

























Voici, de gauche à droite et de bas en haut, quelques images revisitées d'un martyr du IIIème siècle, Sebastien de Milan :

Saint Sébastien, Pérugin, XV ème siècle, Musée du Louvre, Paris France

Saint Sébastien, Pierre et Gilles, fin du XXème siècle,

Saint Sébastien, Matthias Grünewald, XVème siècle, Musée d' Unterlinden, Colmar, France




Mohammed Ali en martyr
, George Lois et Carl Fischer, photographie retouchée, publiée en 1968 dans Esquire Magazine









Récit du martyre de Perpétue et Félicité

Voici une version plus complète du document vu en cours :

« On arrêta de jeunes catéchumènes : Révocatus et Félicité, sa compagne d'esclavage, Saturus et Secundulus ; parmi eux il y avait aussi Perpetue, de noble naissance, d'éducation libérale, qui avait rang de matrone par son mariage. Elle avait un père, une mère et deux frères, l'un également catéchumène, et un fils en bas âge, encore au sein. Elle avait environ vingt-deux ans. C'est elle qui, à partir d'ici, a fait elle-même le récit complet de son martyre, comme elle l'a laissé rédigé de sa main, et à sa propre idée.

(...)

Nous arrivâmes au forum ... Nous montâmes sur l'estrade. Interrogés, tous les autres confessèrent leur foi. On en vint alors à moi. Et mon père se montra sur le champ avec mon fils, me tira au bas des marches en disant : « Sacrifie, aie pitié de ton jeune enfant. » Et le procurateur Hilarianus ... me dit : « épargne les cheveux blancs de ton père, épargne ton enfant en bas âge. Offre le sacrifice pour le salut des empereurs ! » Et moi je répondis : « Non je ne le ferai pas. « Tu es chrétienne ? » me dit Hilarianus. Et moi je répondis : «Oui, je le suis ». (...) Alors le juge prononce notre sentence à tous et nous condamne aux bêtes ; et tout joyeux nous redescendîmes à la prison.

(...)

Ils quittèrent la prison pour se rendre à l'amphithéâtre, comme s'ils allaient au ciel, joyeux ... Perpétue marchait à leur suite, le visage lumineux ... comme une matrone unie au Christ ... Félicité allait de même, se réjouissant d'avoir accouché heureusement pour pouvoir combattre les bêtes, passant d' un bain de sang à un bain de sang, de la sage-femme au rétiaire, prête à se laver après son accouchement par un second baptême. Et comme on les forçait à revêtir un costume, pour les hommes celui des prêtres de Saturne, pour les femmes celui des prêtresses de Cérès, la noble Perpétue résista fermement jusqu'au bout ... Le tribun leur accorda d'être introduits simplement vêtus comme ils l'étaient. Perpétue chantait un hymne ... Revocatus, Saturnius et Saturus lançaient des messages à la foule des spectateurs ...

Par gestes et par signes de tête ils se mirent à s'adresser à Hilarianus (le procurateur) : « Pour nous c'est toi le juge ... mais pour toi c'est Dieu. » Cette attitude exaspéra la foule qui réclama qu'on les fît battre de verges devant un erangée de gladiateurs ; et naturellement les martyrs rendirent grâce de ce qu'ils avaient obtenu aussi de prendre part à la passion du Seigneur.

Chaque fois qu'ils parlaient entre eux de leur désir de martyre, Saturnius déclarait hautement qu'il voulait être exposé à toutes les bêtes afin de remporter la couronne la plus glorieuse. Aussi, alors qu'à l'ouverture du spectacle lui et Revocatus avaient été attaqués par un léopard, ils furent encore soumis sur l'échafaud à l'assaut d'un ours. Quant à Saturus, il n'avait aucune bête en horreur comme l'ours ; mais il avait confiance qu'il serait achevé d'une seule morsure de léopard. Aussi, comme il était offert en pâture à un sanglier, ce fut le chasseur attaché au sanglier qui fut transpercé par la bête ... Saturus fut seulement traîné. Et lorsqu'il fut lié sur le ponton pour être exposé à un ours, l'ours refusa de sortir de sa cage. Ainsi Saturus est ramené indemne pour la seconde fois. Pour les femmes, ce fut une vache des plus sauvages ... La première, Perpétue fut jetée à terre et elle tomba sur les reins. Et en s'asseyant, satunique a été déchirée sur le côté, elle en ramena le pan pour voiler sa cuisse, se souciant plu sde la pudeur de que de la douleur. Puis elle chercha une épingle et rattacha ses cheveux dénoués ; car il ne convenait pas à une martyre de subir sa passion les cheveux épars, our ne pas avoir l'air de mener le deuil au moment de sa gloire

(...) Saturus exhortait le soldat Pudens (...) : « Tu le vois bien, comme je l'ai prédit ... je n'ai jusqu'à présent senti l'attaque d'aucune bête fauve. Et maintenant, crois de tout ton coeur : voici que je m'avance dans l'arène et je vais être achevé d'une seule morsur de l »opard. » Et aussitôt, à la fin du spectacle, on lâcha un léopard et dès la première morsure il fut inondé d'un tel flot de sang que la foule, en le voyant revenir sur ses pas, témoigna par ses cris répétés de ce second baptême : « Bain salutaire, bain salutaire ». alors il dit au soldat Pudens : « Adieu, souviens-toi de la foi et de moi ; et que ces évènements ne te troublent pas mais t'affermissent... » (...) Ils se rendirent là où la foule voulait les voir, après s'être embrassés les uns les autres, afin de conclure leur martyre par le rite de la paix. Tous reçurent le coup de glaive immobiles et en silence. »


Passion de Perpétue et Félicité, vers 203

Constantin


Tête d'une statue colossale de l'empereur Constantin,
marbre, 313-324, musée du Capitole

Ce portrait de marbre de Constantin, proclamé empereur par sa légion en 306 et mort en 307 donne une image, sinon fidèle, dumoins évocatrice de l'empereur.
Soldat avant d'être empereur, il fait preuve tout au long de sa carrière d'une détermination et d'une volonté très fortes.
Lors de la bataille du Pont Milvius en 312, au terme de laquelle il prend le dessus sur un de ses rivaux pour l'accession au pouvoir unique et suprême, la légende veut qu'il ait vu lui apparaître un signe divin dans le ciel, le chrisme, formé des deux lettres grecques Khi (Χ) et Rho (Ρ), les initiales du mot Christ, signe qui lui aurait apporté la victoire.
Evidemment, la part de légende est immense dans ce fait historique.
Il faut surtout entendre par là que Constantin était en recherche de spiritualité, comme beaucoup de Romains à l'époque ; il a en effet tout d'abord adoré les dieux romains traditionnels, et surtout Apollon, croyant en la suprématie de ce dieu solaire. Il se rapprochait donc déjà d'une forme de monothéisme.
Son action de promotion du christianisme est une des clés du succès de cette religion dans l' empire ; il prendra une part active dans les questions religieuses, notamment dans le règlement des schismes.
Il ne faut toutefois pas croire que Constantin avait une vision extrêmement claire du christianisme et de son installation progressive comme religion officielle exclusive de l'empire : s'il s'est fait baptiser, c'est seulement sur son lit de mort, et par un évêque arien (une des hérésies du christianisme).
Selon certains commentateurs de l'époque il ne paraissait pas très au point sur la religion et son dogme ; certains mettent même en doute sa subtilité intellectuelle : malgré de longues explications, les évêques qui le conseillaient ne semblent pas avoir réussi à lui faire comprendre la différence entre l'orthodoxie et l'arianisme (hérésie du IV° vue en cours).
Il n'aurait été, selon l'historien J.-P. Callu, qui s'inspire de cette tête de statue , qu'un homme "au front étroit mais à la forte mâchoire" !

Retable d' Issenheim ouvert ...


Voici ce à quoi ressemble le Retable d' Issenheim de Grünewald lorsque l'on a ouvert les deux panneaux de bois sur lesquels est peint la scène de la crucifixion.
On voit bien le but du peintre : affliger, faire comprendre la souffrance pour ensuite donner l'espoir à travers une image religieuse.

Catacombes

Catacombes chrétiennes, Ier-IIème siècle, Rome, Italie

Voici un rappel d'une image utilisée en introduction du cours sur le christianisme.

Les catacombes sont des galeries souterraines servant de cimetières. Les chrétiens s'y réunissaient non pas pour s'y cacher pendant les persécutions mais pour y enterrer leurs morts, qu'ils plaçaient dans les petites loges visibles sur la photo. Ils procédaient aux funérailles de cette manière parce qu'il était difficile pour eux, dans une société romaine plutôt hostile, de posséder un terrain à la surface, en bonne et due forme, pour enterrer les morts. En effet, les Romains avaient d'autres rituels funéraires, notamment l'incinération.

Aujourd'hui encore, si vous allez à Rome, vous pouvez visiter ces catacombes, qui sont ouvertes au public ... bien sûr les cadavres ne s'y trouvent plus ...

Basilique Sainte Sabine,


Basilique Sainte-Sabine, Vème siècle, Rome, Italie

Voici un rappel d'un document vu au début du cours sur le christianisme.

Baiser de Judas, Caravage


Arrestation du Christ, Caravage, 1598

Voici une version peut-être plus prosaïque que celle de Giotto de l'arrestation du Christ et du baiser de Judas.
Michelangelo Merisi da Carravagio, dit le Caravage, est un peintre italien du XVIème siècle, célèbre pour son utilisation de la technique du clair-obscur et pour l'aspect réaliste de ses toiles.
Notez ici que le cadre est plus serré, mettant en valeur la tension dramatique de cette scène.
Important également : les personnages des apôtres et surtout des soldats romains sont représentés avec des tenues, vêtements et armures du XVIème siècle.
Pourquoi cette version apparaît-elle plus "laïque", plus prosaïque que celle de Giotto ? Peut-être justement à cause de cet anachronisme et de l'absence d'auréole dorée couronnant les apôtres.

La crucifixion du Christ, Matthias Grünewald, XVI° siècle, détail du retable d'Issenheim, Colmar, France


Ce tableau représente la crucifixion de Jésus de Nazareth. On peut y distinguer :
- l'apparition de Jean le Baptiste, pourtant mort à ce moment, qui dit "Il faut que celui-ci grandisse et que je diminue", en désignant Jésus du doigt.
- l'agneau : symbole de l'innocence mais aussi du sacrifice ; son flanc est ouvert et son sang coule dans un calice (rappel de l'Eucharistie) ; il est aussi un rappel du rôle de pasteur des âmes que les chrétiens donnent à Jésus de Nazareth.
- Marie-Madeleine, agenouillée ; elle est une des femmes qui suivent l'enseignement du Christ
- Jean, apôtre qui soutient Marie, la mère de Jésus de Nazareth.
- l'inscription I.N.R.I sur la croix : IESU NAZARATI REX IUDORUM . cela veut dire en latin : Jéus de Nazareth Roi des Juifs ; cette inscription aurait été apposée par les Romains en guise de quolibet, de moquerie (de la même manière, la crucifixion est une peine infâmante)

Un retable est une oeuvre picturale composée de panneaux de bois peints et mobiles. Ici la crucifixion est représentée sur le volet extérieur. Lorsque l'on ouvre ce volet, on peut voir des peintures représentant la résurrection du Christ, sa naissance ...
Ce retable était à l'origine dans un hospice qui accueillait des malades ; les malades pouvaient ainsi s'identifier à Jésus de Nazareth dans sa souffrance, puis espérer un avenir meilleur lorsqu'ils voyaient l'intérieur du retable.

Attention ! Plusieurs éléments de ce tableau ne sont pas confirmés par d'autres sources que les Evangiles. Si l'on peut affirmer que Jésus de Nazareth a probablement été crucifié, le 7 avril 30, nous n'en connaissons pas les détails. Ce tableau est donc une simple vision chrétienne de la crucifixion de Jésus de Nazareth, et n' a pas valeur de source en ce qui concerne cet évènement.
On ne doit donc pas le prendre au pied de la lettre mais avec un regard critique, comme toujours en Histoire !

Matthias Grünewald était un peintre mais aussi un ingénieur qui vécut aux XVème-XVIème siècle en Allemagne. Son oeuvre la plus célèbre est ce retable d'Issenheim.

Baiser de Judas, Giotto


Le baiser de Judas, Giotto,début XIVème siècle, fresques de l' Arena, Padoue, Italie


Ce tableau représente l' arrestation de Jésus de Nazareth aux jardins de Gethsémani, plus particulièrement la scène de la trahison de Judas. En effet , Judas aurait dénoncé Jésus de Nazareth aux prêtres du Temple et aux Romains, convenant avec eux de donner un baiser à Jésus lors de l' arrestation pour que les soldats puissent le distinguer des autres hommes en présence. Judas est ici, comme souvent dans l'iconographie traditionelle, représenté vêtu d'un manteau jaune, qui est la couleur traditionnelle en Occident pour représenter la trahison, la lâcheté.
Nous pouvons noter que contrairement à Jésus de Nazareth, il n'a pas d'auréole dorée, car bien qu'il soit un apôtre, il est considéré comme renégât.
L'autre personnage portant une auréole est Simon/Pierre. Il tente de blesser un Romain avec son poignard, ce que Jésus de Nazareth lui aurait reproché par la suite.
Attention ! Cet évènement n'est pas confirmé dans ses détails par d'autres sources que les Evangiles. Cette représentation n'est donc pas à prendre au pied de la lettre, elle n'a pas valeur de témoignage historique. C'est simplement une vision chrétienne de l' arrestation de Jésus de Nazareth au XIVème siècle !
Giotto est un peintre italien qui a vécu aux XIII-XIVème siècles : la puissance créatrice de ses oeuvres, son utilisation de la perspective et des couleurs vont initier la Renaissance dans la peinture.

La Cène, Léonard de Vinci


La Cène, Léonard de Vinci, fin XVème siècle, réfectoire de Sainte Marie de la Grâce, Milan, Italie

Tableau représentant le dernier repas que Jésus de Nazareth aurait pris avec ses apôtres avant son arrestation. C'est en référence à cet évènement que les chrétiens célèbrent l' Eucharistie, ou communion, en partageant du pain et du vin. En effet Jésus de Nazareth aurait dit à ces apôtres, selon les Evangiles "Buvez, ceci est mon sang, mangez, ceci est mon corps", en présentant un morceau de pain et un calice contenant du vin. Attention ! Ceci est un élément non confirmé par d'autres sources. Il ne faut donc pas le prendre à la lettre, ce n'est pas un fait historique.
Léonard de Vinci vécut à cheval sur les XVème XVIème siècles : c'est probablement un des plus grands génies de l'Histoire européenne ; peintre, scientifique, philosophe, cet Italien finit par être renommé dans toute l'Europe et par être invité à travailler pour François Ier.
Vous pouvez visiter sa tombe et le dernier endroit où il vécut au Clos-lucé, au château d'Amboise, au bord de la Loire.

rattrapage cours samedi 13 cotobre

Dans un souci d'égalité entre les élèves, je mets ici en ligne le cours su Samedi 13 octobre, où nombre d'entre vous étaient absent-e-s. Ce cours est rédigé sous la forme de prise de notes. Je vous encourage donc vivement à le reprendre en notes à votre manière dans vos cahiers ou classeurs. Ce sera vérifié, vous vous en doutez.
Pour pouvoir l'imprimer, vous devez sélectionner l'ensemble du message, le copier, puis le coller dans n'importe quel traitement de texte (Word, Wordpad, Open Office ...).
Je reste à votre disposition pour toute question technique ou relative au cours.

Suite Naissance et diffusion du christianisme, du I° au V° siècle


I ) Le contexte historique et religieux de la naissance du christianisme ... et nous en étions ici :

C ) Une société en effervescence


1) Une société juive divisée par la domination romaine et par la religion

I° siècle : conduite religieuse et politique du peuple juif par différentes sectes :

  • Saducéens : acceptation de la domination romaine ; mainmise sur le Temple

  • Zélotes : refus de la domination romaine ; agitation politique contre les Romains

  • Esséniens : pratique rigoureuse de la religion ; vie en communauté ; voeu de pauvreté

  • Baptistes : attente de l' Apocalypse (fin du monde) ; pratique du baptême pour laver leurs péchés ; leur leader : le prophète Jean le Baptiste

secte : courant particulier d'une religion

  1. la question de la fin du monde (Apocalypse)

doc 4 p 37 ; visions et prophéties : au moment de l'Apocalypse, arrivée d'un Messie venu pour racheter les péchés ; attente de l' Apocalypse car climat de crise

Apocalypse : fin du monde et fin des temps décrites dans les trois grands monothéismes

Messie = sauveur en grec ; attendu lors de l' Apocalypse ;


  1. Jesus de Nazareth et son message

A) Quel Messie ?

Attention : bien distinguer croyance et histoire !

Jésus de Nazareth = appelation historique car se nomme ainsi par lui-même et par les Romains

Jésus-Christ = Jésus sauveur ; cela ne nous concerne pas !

  1. La question des sources

source = matériau de l'historien ; regard scientifique et historique sur les sources

Evangiles = sources de l'histoire du christianisme primitif

Evangiles = « bonne nouvelle » en grec ; auraient été rédigés par Matthieu, Jean Marc, et Luc, 4 apôtres (disciples) de J de N

rédigées entre 70 et 100 ap. J.-C. = après la mort de J de N

sources partiales et incomplètes

  1. Ce que nous savons de la vie de J de N

né entre – 4 et – 6 (erreur de datation de sa naissance lors de la fixation du calendrier chrétien)

incertitudes sur son enfance ; passe une partie de sa jeunesse à Nazareth en Galilée

doc 1 polycopié : baptême de J de N par Jean le Baptiste dans les eaux du Jourdain

se présente comme Fils de Dieu et comme Dieu fait Homme à la fois

  1. Est-il le Messie que les Juifs attendent ?

Doc 3 p 37 : prophétie d' Isaïe : vision d'un Messie vengeur

doc 2 polycopié : prophétie de Zaccharie : vision d'un Messie apportant la paix

    J de N peut-il être conforme à toutes ces attentes ?

    B) La prédication de Jésus

doc 2 p 39 : « sermon sur la montagne »; éléments essentiels du discours :

  • parle à ceux qui souffrent, les pauvres, les malheureux, mais aussi les pécheurs

  • message d'amour et de non-violence (négation de la « loi du talion »)

  • religion conçue comme qqchose d'intérieur, de personnel

  • prône pauvreté volontaire

avec ce discours il se fait des ennemis :

  • saducéens (pauvreté, religion intérieure)

  • zélotes (refus de la violence)

mais aussi des amis :

  • baptistes et esséniens (pauvreté volontaire, religion intérieure)

  • pauvres, femmes, marginaux, mystiques ...

+ définition d'une religion apolitique : « rendez à César ce qui lui appartient, et à Dieu ce qui est à Dieu » ; il sépare religion et politique